vendredi 21 juillet 2017

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Le blog de la Bête du Gévaudan a pour vocation de retracer aussi justement que possible, dans leur contexte, les événements attribués à la Bête du Gévaudan, au-delà du mythe populaire, et de promouvoir son actualité.


Point sur les déplacements et l'aspect comportemental de la Bête.


"Le loup et le chien", caricature réalisée par "Grandville" entre 1803 et 1847.

Une étude approfondie des déplacements de la Bête entre 1764 et 1767 laisse souvent perplexe, et l'on comprend mieux pourquoi les habitants du Gévaudan lui attribuait à l'époque le don d'ubiquité. 
Sur un territoire qui concerne 5 départements, de Saint-Etienne de Lugdarès, en Ardèche jusqu'à Védrines Saint-Loup, dans le Cantal, en passant par Saint-Chély dans l'Aveyron, la Bête a fait preuve d'une étonnante capacité de déplacement, comme en témoigne la liste des victimes présentée sur le blog. 
La question qui se pose donc est: un animal seul peut-il couvrir d'aussi grandes distances, en des intervalles parfois très restreints, et si oui, quels en sont les motifs et les raisons ?
Afin de répondre à cette question de la façon la plus objective qui soit , il convient tout d'abord de rappeler que le contexte géographique était bien différent au 18ème siècle de ce celui qu'on connaît aujourd'hui: la forêt occupait une part moins importante du territoire et les voies de circulations étaient précaires, voire inexistantes. 
Cette situation évidente d'isolement géographique dont souffrait le Gévaudan freinait notamment le développement de la région et l'ouverture de ses habitants aux renouvellement des idées, que la Philosophie des Lumières répandait ailleurs dans les villes.

L'étude des déplacements de la Bête met en évidence qu'elle a d’abord beaucoup voyagé avant de se cantonner dans les alentours de Saugues et de la région que l'on nomme couramment la région des Tois-Monts, en référence aux trois sommets qui la dominent et qui marquent ses extrémités: le Mont-Mouchet, le Mont-Grand et le Mont-Chauvet.
Malgré la répartition géographique assez vaste des attaques et la nature quelque peu désordonnée du trajet de la Bête, au commencement de l'affaire surtout, un pointage cartographique précis livre finalement un ensemble relativement cohérent et homogène, que l'on peut d'ailleurs différencier en zones selon les années. [...].


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